Dans un monde où tout est excès, course contre la montre, challenge permanent, adopter un mode de vie sain n’est pas chose facile même si cela devrait être une priorité. C’est souvent une quête pour nombre d’entre nous mais pas un long fleuve tranquille. Vivre sainement est un concept assez large et ouvert pour que chacun puisse s’identifier comme intéressé par l’idée.

Pour moi vivre sainement c’est un concept global, une hygiène de vie je dirai même une philosophie de vie. Cela englobe tous les aspects de ma vie : l’alimentation, le sport, l’hygiène de vie en général, le développement personnel, les relations, le travail, les projets….

Je ne pouvais pas passer à côté de ce sujet moi qui prône le « always au top ». Cette idée d’article a été proposée par Laura du blog « Sans sucre s’il vous plait« . Elle a lancé un carnaval d’articles sur le thème « Vivre sainement : mes difficultés au quotidien ». Il s’agit d’un évènement inter-blogueurs, plusieurs blogueurs écrivent sur le même sujet afin d’offrir aux lecteurs divers points de vue. Pour mieux comprendre je vous laisse le lien vers l’article qui explique tout ça (clic). Je vous suggère de visiter aussi le site de Laura très riche et très intéressant quand on veut avoir un mode de vie sain. Le sujet m’a tellement inspiré que je vais vous proposer 3 articles différents.  Le premier thème sera l’alimentation.

Adopter une alimentation saine, mes difficultés au quotidien. 

Manger sain…. en voilà un débat. Selon les préférences et croyances de chacun on pourra être d’accord ou en complète opposition sur ce qui est à faire ou pas.

Pour ma part j’ai conscience que mes valeurs alimentaires ne seront pas les mêmes que pour d’autres, en partie, à cause du sport que je pratique. Je fais du body building pour ceux qui découvrent mon blog… Car oui,  aujourd’hui je préfère ce mot à la musculation mais, expliquer la nuance entre les deux dans cet article serait un peu hors sujet. Ceci étant dit, j’ai quand même mis en place pour moi même et pour chéri doux des grandes lignes de conduite:

– moins de produits transformés

– moins de sucres raffinés

– contrôle des glucides 

– aliments de bonne qualité chaque fois que c’est possible 

– chez nous pas de guerre contre les produits laitiers, ni de véganisme.

– pas d’extrémisme dans la façon de manger, pas d’aliments diabolisés.

Je fais référence à ces principes hors saison pour moi, c’est-à-dire hors préparation de compétition où là c’est bien différent, les règles d’alimentation sont très strictes et ne correspondent pas du tout aux mêmes critères.  Mais là c’est une toute autre histoire.

Mon alimentation en bref

Je vous dresse un tableau des grandes lignes qui régissent mon alimentation au quotidien. Ma façon de manger correspond à ma pratique sportive. 

Je ne consomme aucun produit sucré, pas de biscuits, pas de bonbons, ni même de yaourts ou autres produits aromatisés. J’évite le plus possible les produits transformés. 

J’aime la saveur sucrée donc j’utilise de l’édulcorant au besoin.

Je contrôle aussi la quantité de fruits à cause du fructose et de leur apport en glucides, et lorsque j’en mange je les choisis avec un indice glycémique bas et selon leur teneur en glucides. 

Je gère mes apports en glucides en fonction de mes dépenses caloriques. Mais je ne les supprime pas. Je privilégie des glucides avec un indice glycémique bas ou moyen.

Je cuisine presque toujours sans huile, je rajoute l’huile après. Il ne s’agit pas d’éliminer les huiles au contraire notre corps a besoin de bon gras.

Je consomme pas mal de protéines, essentiellement des œufs, du poulet, des viandes maigres et tous types de poissons et de fruits de mer ou crustacés. Je consomme également de la viande rouge mais j’évite toutes les viandes grasses. 

Chez moi pas de fritures ni de plats en sauce. 

Je mange beaucoup de légumes et pas mal d’oléagineux.

Je consomme du fromage blanc et aussi des yaourts nature.

Et deux choses sacrées pour moi le chocolat noir et le beurre de cacahuètes. 

Pour ce qui est des boissons : de l’eau, du café et de temps en temps un soda zéro, même si on le sait tous ce n’est pas exceptionnel non plus. 

Les difficultés

Bien évidemment l’alimentation c’est le nerf de la guerre. Manger sainement ça demande un peu de discipline et ce n’est pas simple tous les jours. Voici les principales difficultés auxquelles j’ai du faire face lorsque j’ai voulu contrôler mon alimentation. 

Le budget

La difficulté c’est que bien manger coûte cher…. en tout cas là où je vis, à la Reunion, ce n’est pas simple. Des produits de bonne qualité, un peu de bio, du poisson frais, de bonnes huiles, des oléagineux… le budget course explose très vite.

La lassitude

Manger sain implique de manger souvent les mêmes aliments et c’est parfois peu motivant et c’est là que les choses se corsent si on n’a pas une stratégie pour y remédier. 

La gestion du temps et des repas 

Quand on rentre tard le soir et qu’on a pas prévu ce qu’on allait manger ni le soir même ni le lendemain midi, cela nous pousse à consommer des produits déjà préparés ou à acheter des plats déjà cuisinés. On le sait tous, en général ces plats sont trop riches, trop gras, trop salés… Mais il faut bien manger et la solution  de facilité ou de sauvetage est toute trouvée. 

Les tentations

Tout autour de nous invite à mal manger. Parce qu’en plus, la plupart du temps ce qui n’est pas sain est bon. Depuis Le Resto, la table des amis ou de la famille et le supermarché, tout est trop sucré, trop gras, trop salé mais si tentant.

Notre rythme de vie nous donne la sensation de toujours manquer de temps et du coup cuisiner n’arrive pas en tête des choses qui sont priorisées et selon l’endroit  oú l’on vit manger sain au resto  ou à emporter se révèle être un véritable défi.

Le sucre 

Le sucre est partout. Il nous fait du bien et est addictif. Le réduire et ne pas succomber aux pulsions sucrées a été un véritable challenge…. 

 

Les solutions

Je vais vous faire part de ce qui pour moi à fonctionné. Ce n’est pas simple tous les jours mais si on s’y tient ça fonctionne et cela permet de palier aux difficultés évoquées auparavant. 

L’organisation

Savoir ce que l’on va manger à l’avance, faire ses courses en fonction et se laisser du temps pour préparer tout ça c’est à mon avis le nerf de la guerre. 

Je ne suis pas adepte du meal prép. J’ai essayé et pour moi ça ne fonctionne pas. Soit je fais trop de certains aliments et je me retrouve en mode gaspillage soit je n’en fais pas assez et c’est la panique. Parfois certaines choses préparées à l’avance ne tiennent pas bien la durée. 

Je préfère faire mon menu de la semaine et prenant en compte les moments que j’ai pour cuisiner. Que ce soit des créneaux de 1h, de 2h ou de 30 minutes j’anticipe et je prévois quand je cuisine pour éviter de rentrer le soir et de réaliser que je n’ai rien de prêt pour le diner et pour le repas du lendemain midi. 

Et une fois que je suis en cuisine, c’est efficacité maximale. Je m’organise dans mes styles de préparation pour tout utiliser en même temps : le four, le thermomix, le micro-ondes, l’auto-cuiseur à riz et les plaques de cuisson. 

Un exemple? Dans le thermomix je lance la cuisson des légumes à la vapeur, au four je lance du poulet, le riz à l’autocuiseur, sur les plaques de cuisson je fais griller du poisson, je cuis les pancake du petit déjeuner. 

J’agilise le tout et je prépare aussi des légumes crus pour les salades. 

Je peux aussi selon les moments lancer mes yaourts, mon pain, mes compotes. Vous l’aurez compris je suis adepte du fait maison. 

Je m’arrange toujours pour avoir au moins deux repas d’avance. C’est le minimum pour éviter de se laisser dépasser.  Prenez en compte que chéri doux ne mange pas forcément la même chose que moi vu que ses objectifs ne sont pas les mêmes. Les collations sont prévues. J’ai une montagne de petites boites, petits sacs et autres choses en tout genre pour prévoir mes repas. 

Du coup quand tout est prévu cela limite le gaspillage et permet d’ajuster le budget courses. Mais je vais être honnête c’est le point qui reste à travailler pour ma part.  J’essaie d’acheter des produits au marché, car moins cher qu’en grande surface, du vrac pour le bio, je fais beaucoup de choses par moi-même, mais même comme ça mon budget courses reste trop élevé. 

De plus le fait maison est parfois moins onéreux mais pas systématiquement. Mais c’est meilleur sous tous les aspects : au gout, qualitativement et au moins je sais ce que j’ai mis dedans. 

La créativité

On est pas tous des chefs en cuisine et pourtant si on veut manger sain c’est bien de pouvoir varier les façons de cuisiner le même aliment. Sinon on se lasse et notre cerveau nous attire inexorablement vers des aliments moins bons pour la santé. 

Pour ma part je m’inspire de ce que font les autres. Je regarde les blogs, les comptes Instagram de ceux qui sont de vrais mines de bonnes idées, simples et rapides. 

Lutter contre la monotonie c’est indispensable. Vous avez besoin de vous en convaincre ? C’est pareil dans le couple, non? 😉 

Des exemples : 

Le blanc de poulet fait partie très régulièrement de mes repas. Si je devais me contenter de les passer à la poêle avec du sel et du poivre je déprimerai rapidement. 

Du coup je les fais aussi en papillote, je les mixe avec diverses épices et j’en fais des steak hachés, je les fais au curry, à la tomate, à la chinoise avec une marinade au soja, au massalé, en carry (recette créole)….bref je varie les couleurs, les aspects et les odeurs. 

Certains aliments sont plus difficiles à varier comme les haricots verts par exemples… et bien j’en fais de la purée, un velouté…. Ça change pas le gout mais ça trompe l’oeil et le cerveau. 

C’est la même chose pour le petit déjeuner : gaufre, pancakes, crêpes, muffin , bowcalke, porridge, les idées ne manquent pas et pour ça il est bien de préparer le petit déjeuner la veille pour ne pas se réveiller 30 minutes plus tôt chaque jour. 

Le visuel

La présentation du plat est essentiel. Je joue avec mes assiettes.J’adore prendre quelques minutes de plus pour les dresser plutot que de les servir en mode « cantine ».

Je pense que là quelques photos valent mieux que beaucoup de mots. Si c’est joli on a plus envie de manger. Je publie régulièrement des photos de mes repas sur Instagram, en story. Ce ne sont pas des photos type « shooting » d’assiettes, vu que c’est juste pour du partage et donner des idées. Pour de belles photos professionnelles les comptes Instagram pour vous inspirer ne manquent pas.

 

Le mental

Pour moi vivre sainement n’est pas un objectif mais un mode de vie. Donc manger sainement est aussi un monde de vie. Pourtant  les gens semblent étonnés quand ils me disent « mais ça doit être dur de pas manger ceci ou cela ». Eh bien non! Pourquoi parce que je suis une wonderwoman ou que je n’aime pas manger? Pas du tout! Je suis une vraie gourmande!  Mais j’aime ce que je mange et j’apprécie mes repas. Je ne suis pas frustrée donc pourquoi ce serait difficile? Je ne suis pas au régime, je mange à ma faim et je n’ai donc pas de fringales. Du coup quand tout est équilibré dans notre tête tout va pour le mieux. Car oui j’ai des choses à  gérer mais je me rappelle à chaque fois pourquoi j’ai choisi ce mode de vie : un esprit sain dans un corps sain. Je veux vivre en bonne santé et j’ai conscience que ce que je mets dans mon assiette y contribue grandement. On n’a aucune garantie en mangeant bien alors en mangeant n’importe quoi à mon avis on n’augmente pas ses chances.

Je sais gérer  mes pensées et me rappeler les effets négatifs de ces aliments qui certes m’apportent du plaisir immédiat mais pas sur le long terme. Quand vous craquez sur n’importe quelle « cochonnerie », rappelez-vous juste que ce n’est pas par faim mais dicté par je ne sais quel programme dans votre petite tête. Apprendre à contrôler les messages envoyés par son cerveau est pour moi une autre clé de réussite.

Pour autant j’ai parfois des moments de craquage. Surtout pour le sucre…

Le sucre 

Arrêter les produits sucrés a été le plus dur et reste le plus compliqué à gérer. Dans ma famille un repas se termine toujours par une note de sucré. Du coup supprimer les desserts en tout genre a été une vraie torture. Je suis donc passée par des phases de transition. 

J’ai conservé longtemps un yaourt ou un fromage blanc avec de l’ édulcorant le midi et un carré de chocolat noir le soir. J’ai essayé toutes sortes de recettes allégées… et finalement j’ai décidé de ne pas supprimer mon chocolat du soir et de consommer mon yaourt si j’en avais envie le midi. Mais je suis parfaitement capable de m’en passer. 

Qu’est-ce qui a changé? A vrai dire pas grand chose, mais j’ai juste pris l’habitude de ne pas en manger et j’ai fini par m’y faire.Pas de recette miracle donc…

Je sais aussi que mon petit déjeuner sera sucré donc ça me convient. Je me rappelle aussi les bénéfices sur mon corps, ma cellulite, ma masse grasse et ça prend le dessus sur mon envie de sucré. Aujourd’hui avant de craquer pour une barre chocolatée je vais y réfléchir à deux fois. En effet, Je préfère savourer mon bowlcake du matin ou mes pancakes et je sais que 24h plus tard j’aurai à nouveau du sucré. 

 

Accepter de faire des entorses à son mode de vie. 

Quelque soit les aires de sa vie rien n’est uniforme,  lisse et sans imprévus ou retournement de situation. 

On a parfois des phases différentes. Envie de manger sucré, gras. Envie de manger quelque chose de différent, on est invité, on va  au resto ou on a juste envie de se faire un énorme menu Burger King avec un méga dessert plein de chocolat, et bien il faut le faire et profiter de ce moment sans culpabilité. Ce n’est pas parce que vous ne faites plus de sport un jour que vous n’en ferez plus jamais. Si vous avez dépassé votre budget mensuel et que vous êtes un peu à découvert ce n’est pas la fin du monde. Il vous suffira de réajuster le mois suivant.

Là oú cela devient un problème c’est quand vous tombez dans un excès plus difficilement réparable… que vous trainerez longtemps ou très longtemps. Si votre découvert devient si conséquent que vous le trainez plusieurs mois voire plusieurs années…Cela n’est donc  plus qu’une entorse à votre mode de vie que vous avez fait mais peut-être un total dysfonctionnement voir un changement de cap. 

Un style de vie implique des moments de folie, des moments de risques, des moments de déconnection, de non contrôle. On a une ligne de conduite que l’on adopte au quotidien mais savoir sortir des sentiers battus de temps en temps ça fait du bien aussi. Les petits excès, les choses moins saines peuvent faire partie de notre équilibre de vie si c’est pas tous les 3 jours voire toutes les semaines selon comment réagit notre corps. Et c’est bien connu ce n’est pas la venin qui tue mais la dose! 

En conclusion

Adopter une alimentation saine c’est changer ses habitudes, ses réflexes de manière durable tout se rappelant une chose, nous ne fonctionnons pas de manière linéaire. Il est on ne peut plus normal d’avoir envie d’autre chose, de craquer, de se poser des questions, d’avoir des doutes. Mais il est aussi normal que tout se passe bien quand on est totalement en phase avec le mode de vie que l’on a choisi. On est tous différents donc nos réactions sont différentes. Si ce que tu fais ne fonctionne pas pour toi, il te faut insérer des changements pour que ce soit le mieux possible pour toi. Vivre sainement c’est à mon avis vivre en paix, en harmonie avec ses choix, ce ne doit pas être une torture en permanence. Mais là ce serait le thème d’un autre article! 😉

Je vous en réserve deux autres sur la même problématique : vivre sainement, le sport et vivre sainement : le développement personnel. 

A très vite.

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